Commémorations

Commémorations

Commémorations du 11 Novembre à Paris

Lundi 11 novembre 1918. Il est 05h15. C’est la fin des combats de la Première Guerre Mondiale qui a duré 4ans. Pendant 40 mois, plus de 1000 soldats français périrent chaque jour. A 11h00 précise, sur le front occidental, le massacre cessa. Quelques heures plus tôt, l’armistice avait été signé à Rethondes, à la demande des autorités militaires allemandes. C’est à 11hoo que les clairons sonnent le cessez-le-feu, que les cloches des églises avertissent à la volée chaque combattant, quelle que soit sa nationalité, que depuis des mois et pour la première fois, il ne risque plus la mort. Les sonneries se succèdent : « cessez-le-feu », « Levez-vous », « Garde à vous » et enfin « Au drapeau ». La Marseillaise se fit entendre enfin.

Lundi 11 Novembre 2013

Nous sommes à quelques mois du centenaire de cette date qui fut le début d’une guerre meurtrière : + 18 millions de morts et des millions d’invalides et de mutilés. Les anciens combattants des dernières guerres, les soldats, les représentants sont réunis sous l’Arc de Triomphe. Je vois leurs sourires de reconnaissance de « Frère d’arme » entre eux. Leur devoir est de léguer leurs souvenirs douloureux pour ne pas dire cauchemardesques, aux plus jeunes. Je n’ose même leur demander si je peux les prendre en photo, car leur retrouvaille est tellement forte d’émotion que je ne peux me permettre de les interrompre. Alors je me retourne vers les bataillons et régiments ici présents, dans l’attente de leur prestation. Leur présence se veut rassurante, protectrice et porte l’honneur de servir leur pays comme leurs aïeux, afin de commémorer les âmes de cette guerre.

A 10h40, Monsieur François HOLLANDE, Président de la République Française, arrive sous la protection de la Garde Républicaine Montée, Place de l’Etoile. Après l’annonce des dépôts de Gerbes de toutes les organisations et associations en souvenirs, le Président ravivera la flamme du soldat inconnu français situé sous l’Arc de Triomphe. Le gigantesque drapeau de notre nation flottant entre les piliers, les caresse et me fait entendre un refrain. Celui que laisse la texture du tissus du drapeau qui claque sous le souffle du vent, comme une emprunte solennelle.

Je pouvais ressentir l’émoi que dégageait « l’astre parisien », l’emblème du souvenir. La cérémonie se déroule à la perfection, les chants d’honneur se firent entendre avec fierté et bravoure au travers des paroles de « La Marseillaise ». La minute de silence se fie oppressante. Lorsque la cérémonie fut terminée, le président quitta les lieux, et je retrouvais l’un de mes amis, chargé de l’organisation des représentants des anciens combattants et pupilles de la nation. Entre les anciens combattants et moi, l’histoire et l’âge nous diffèrent, la connaissance et les batailles aussi. J’ai une pensée fraternelle pour ces femmes et hommes, qui se sont battus pour notre salue, notre liberté, notre identité.

Je quitte l’endroit avec la conviction qu’il faut continuer de commémorer toutes les cérémonies. Celles qui ont fait de notre histoire ce que nous sommes aujourd’hui. J’aimerais aussi que notre Histoire fait que l’avenir ne soit plus n’importe quoi. Que les gens se rappellent des souffrances que ces combattants ont connu et continue de garder dans leurs tripes depuis ces décennies. J’aimerais que les gens comprennent que le devoir d’un peuple est de vivre en paix avec les autres. Quel que soit notre nationalité, notre religion, rien ne doit interférer dans notre désir humain d’aimer la paix ou d’aimer tout simplement. N’oublions jamais nos « Frères d’arme », nous leur devons le respect de nous avoir offert un pays libre. Sylvie

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